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<title>valeurs-démocrates</title>
<description>respect de la personne humaine, solidarité et paix sociale</description>
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<lastBuildDate>Tue, 09 Jun 2009 14:45:32 +0200</lastBuildDate>
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<title>Le MoDem est engagé dans la défense des services publics ! Halte aux mensonges !</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<category>social</category>
<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 16:07:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le Parti Socialiste – et tout particulièrement sa tête de liste en Ile-de-France, Harlem Désir – fait courir toutes sortes de rumeurs mensongères sur la position du MoDem quant à la défense des services publics. Le MoDem aurait, prétend-on ainsi, signé le manifeste du Parti Libéral Européen, supposé « programmer la casse des services publics » et voté au Parlement Européen toutes les directives les plus « libérales » (au sens économique) visant à instaurer une concurrence privée en lieu et place des services publics.&lt;br /&gt; Tout ceci est de la pure invention, c’est le contraire qui est vrai !&lt;br /&gt; Ce n’est pas parce que les démocrates français et italiens ont constitué un groupe commun avec le Parti Libéral européen au Parlement de Strasbourg qu’ils sont engagés en quoi que ce soit par le programme de campagne du Parti Libéral. Ils n’ont pas signé le Manifeste du Parti Libéral et, faut-il le rappeler, s’ils ont constitué un groupe commun avec le Parti Libéral, ce n’est pas par conviction particulière, mais c’est faute d’avoir pu constituer un groupe indépendant lorsqu’ils ont rompu tout lien avec le groupe de droite, le Parti Populaire européen (dont fait partie l’UMP). Ajoutons qu’il n’y a aucune discipline de vote au sein du groupe parlementaire commun aux libéraux et aux démocrates, et que les votes des démocrates sont absolument libres et indépendants. Les fameux « libéraux » en question sont d’ailleurs, en fait, situés au centre-droit sur l’échiquier politique ; ils sont bien plus modérés que le parti de la droite europénne, et ne sont pas des idéologues sauvages comme on veut bien les décrire en France.&lt;br /&gt; Les députés du MoDem sont également accusés d’avoir voté telle quelle la directive Bolkestein, instaurant l’exigence que les services d’intérêt général, et tout particulièrement les services sociaux, soient soumis – comme le reste – au principe de la « concurrence libre et non faussée » (ce qui reviendrait à supprimer leur caractère de service public) ; ou bien (ce qui n’est d’ailleurs pas la même chose) ils sont accusés de ne pas avoir voté en faveur de l’amendement socialiste visant à exclure les services publics du champ d’application de la directive Bolkestein. Que s’est-il passé en réalité ? Effectivement, ils n’ont pas voté l’amendement socialiste, mais c’est parce que les démocrates avaient eux-mêmes proposé un amendement pour la protection des services publics, très proche, au niveau du contenu, de celui des socialistes, et ils ont donc voté pour leur propre amendement. Lors des votes concernant la directive Bolkestein, les démocrates n’ont pas voté comme les libéraux, et leur position était très proche à tous égards de celle des socialistes. Comme le remarque l’eurodéputé socialiste sortant Gilles Savary, spécialiste des services publics, les députés démocrates « ont régulièrement aligné leurs positions sur celles du Parti Socialiste Européen, qui sont souvent moins radicales que celles des socialistes français » (1).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ajoutons qu’en fait le MoDem est à la pointe du mouvement pour la défense des services publics au Parlement européen, notamment avec l’action de l’eurodéputé sortant (et actuellement candidat en Ile-de-France) Bernard Lehideux. Celui-ci est parvenu, fin mars, à réinscrire, dans un rapport d’initiative pour le Parlement européen, la proposition d’une législation visant à garantir juridiquement l’indépendance des Services Sociaux d’Intérêt Général (SSIG) à l’égard de la mise en concurrence. Les SSIG comprennent des secteurs qui bénéficient d’aides publiques tels que les services à la personne, le secteur médico-social, l’insertion par l’activité économique… Le Traité de Lisbonne comporte en annexe un protocole sur les services publics qui est très flou et ouvre la porte à toutes sortes de dérives, puisqu’il affirme «&amp;nbsp;la grande marge de manœuvre des autorités nationales, régionales et locales&amp;nbsp;» dans l’élaboration des services publics. Dans le cas des SSIG, cela signifie en clair que les autorités nationales ont une certaine latitude pour soumettre à la concurrence les secteurs bénéficiant d’aides publiques, si elles le souhaitent. Bernard Lehideux réclame&amp;nbsp;donc que soit mis en place un cadre juridique empêchant que les SSIG en Europe soient soumis à la seule logique de la concurrence (2).&lt;br /&gt; L’eurodéputé MoDem&amp;nbsp;Jean-Luc Bennahmias, de son côté, est engagé dans le dossier concernant les projets de la privatisation de La Poste, et entend défendre le principe que « le maintien des services publics de proximité comme la Poste est primordial pour l’aménagement du territoire, notamment au cœur des zones rurales et des montagnes » (3)&amp;nbsp;(en effet, la privatisation intégrale de la Poste risquerait de remettre en question la présence de ce service dans les zones isolées où il est « non rentable » du point de vue de la pure logique de profit économique, qui est celui qui prévaut dans les secteurs soumis à la concurrence).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-special-character: footnote;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;Référence&amp;nbsp;: &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Libération&lt;/i&gt;, 16 mai 2009.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-special-character: footnote;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Source&amp;nbsp;: &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Valeurs mutualistes&lt;/i&gt;, n° 260 (revue de la MGEN, dont l’ancrage à gauche est manifeste). Voir le très intéressant article&amp;nbsp;: &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Services publics en Europe&amp;nbsp;: le dossier piétine&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-special-character: footnote;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Source&amp;nbsp;: J-L B., &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Bilan d’activité 06-0.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ajout du 4 juin&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: l’article du journal &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Monde&lt;/i&gt; en date du 4 juin, sur «&amp;nbsp;les programmes des partis européens&amp;nbsp;» est un bel exemple de désinformation au service de la propagande anti-MoDem. Il prétend que l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (groupe parlementaire commun aux libéraux et aux démocrates au Parlement européen) présente un programme unique qui serait celui des «&amp;nbsp;libéraux&amp;nbsp;». En réalité, il n’y a aucun programme commun aux libéraux et aux démocrates.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>QUELLES REPONSES DURABLES A LA CRISE ?</title>
<link>http://valeurs-democrates.hautetfort.com/archive/2009/04/14/quelles-reponses-durables-a-la-crise.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 16:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est l’idée originale du Mouvement Démocrate&amp;nbsp;: la réponse durable et efficace à la crise passe par l’instauration d’une régulation économique &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;à l’échelle de l’Europe&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. D’où l’importance de la prochaine élection européenne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Méfions-nous des plans de relance de la consommation inutilement coûteux, injustes et inefficaces&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;. La crise économique actuelle n’est pas, fondamentalement, une crise de la consommation. Elle d’abord été une crise des liquidités&amp;nbsp;: c’est-à-dire que les banques, par suite des pertes occasionnées par la crise des crédits hypothécaires &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;subprimes&lt;/i&gt;, se sont retrouvées en déficit de sommes liquides à prêter aux particuliers et aux entreprises. Cette phase de la crise, grâce à l’intervention des différents Etats pour renflouer les banques, est en grande partie résorbée. Ensuite a suivi une crise de la confiance&amp;nbsp;: les valeurs boursières ont chuté, les entreprises ont anticipé, de façon assez irrationnelle, des baisses de commandes et ont réduit leur production, licenciant ou mettant au chômage technique une partie de leurs employés. C’est ensuite que la consommation a commencé à baisser, la panique s’emparant des ménages. En réalité, seules les victimes de la remontée du chômage ont réellement été contraintes de diminuer leur consommation par la crise. Les revenus des autres de nos concitoyens sont restés inchangés (même si, il est vrai, le pouvoir d’achat avait déjà subi une légère érosion dans les années qui ont précédé, par suite de l’inflation, et si les petits commerçants voient eux aussi chuter leurs revenus lorsque les achats diminuent). &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Seuls les plus modestes des Français – spécialement les chômeurs, les travailleurs précaires ou employés à temps partiel, et les jeunes qui n’ont encore jamais travaillé – sont véritablement victimes de la crise et ont été contraints par elle de réduire leur consommation&amp;nbsp;: c’est vers eux, et vers eux seuls qu’il convient de diriger les mesures de relance par la consommation, et qu’elles doivent être accordées de façon généreuse&lt;/b&gt;. Ce sont eux qui ont besoin d’argent supplémentaire pour vivre et le dépenseront immédiatement si on leur en distribue, ce qui contribuera à faire repartir la consommation. Leur attribuer une somme d’environ &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;mille euros par personne&lt;/b&gt; serait opportun sur l’ensemble de l’année en cours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;En revanche, il serait aussi inutile qu’injuste de procéder à des distributions massives d’argent public, pour faire repartir la consommation, en direction des autres couches de la population&amp;nbsp;: diminuer les impôts directs ou baisser la TVA serait ruineux pour les finances publiques, injuste et probablement inefficace. Une baisse de la TVA sur tous les produits profiterait aussi, et bien inutilement, à ceux qui n’en ont pas besoin. Et ceux de nos concitoyens qui sont imposables sur le revenu cette année – même modestement – ne sont pas, dans leur majorité, ceux qui sont touchés par la crise. Si on leur distribue de l’argent sous forme de remise d’impôt sur le revenu, cet argent sera en majorité dirigé vers l’épargne, comme semblent l’indiquer différents sondages récents. Cela n’aura donc au bout du compte aucun effet de relance&amp;nbsp;; et ce ne serait pas juste, puisque ce n’est pas eux qui en ont véritablement besoin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le Mouvement Démocrate propose également un train d’autres mesures&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;supprimer les stock-options pour les sociétés cotées en bourses (elles sont utiles seulement pour les jeunes entreprises cherchant à se developper)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;rendre transparente l’échelle des rémunérations dans l’entreprise (ce qui exercera une effet dissuasif &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à l’égard des rémunérations patronales exorbitantes)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;rétablir les plus hautes tranches de l’impôt sur le revenu (non seulement supprimer le bouclier fiscal, mais éventuellement augmenter les taux d’imposition pour les tranches supérieures). C’est un principe élémentaire de justice que les charges de solidarité doivent être réparties entre les citoyens en proportion de leurs facultés financière.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l0 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;limiter la rémunération des dirigeants politiques (en période de crise, ils doivent être les premiers à montrer l’exemple).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Pour le reste, c’est un plan de relance par l’investissement qui est nécessaire&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;. Mais il n’aura de caractère efficace et durable que s’il ne se contente pas de poser des rustines sur l’ancien système. Or, c’est pourtant ce qui vient d’être fait par le gouvernement français&amp;nbsp;: il nous propose un plan de relance par l’investissement qui cherche à perpétuer l’ancien système sans rien effectuer des changements nécessaires, mis à part quelques mesures symboliques dont la portée réelle reste à confirmer (comme la fameuse publication de la liste des paradis fiscaux). Il nous parle de «&amp;nbsp;moraliser&amp;nbsp;» le capitalisme par une régulation, mais il échoue complètement à concevoir un projet de régulation véritablement novateur. Il ne voit pas que la régulation indispensable de notre vie économique doit nécessairement passer par l’Europe. Il ne voit pas non plus – alors qu’aux Etats-Unis Obama l’a bien vu – l’importance de lier réponse à la crise et promotion du développement durable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le Mouvement Démocrate propose un véritable plan d’action pour sortir de la crise économique grâce à une concertation &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;au niveau européen, et prenant en compte l’importance des exigences écologiques&lt;/i&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;concevoir un plan européen de relance de l’investissement à l’échelle européenne, centré sur une croissance «&amp;nbsp;verte&amp;nbsp;», écologique, et financé par un emprunt européen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;rédiger une «&amp;nbsp;charte européenne&amp;nbsp;» de principes en matière financière, avec la création d’un Conseil européen de coordination économique, chargé d’instaurer une régulation dans l’espace économique européen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; text-indent: 18pt; text-align: justify; mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;réaliser une harmonisation de la législation européenne en matière de fiscalité, pour éviter la concurrence fiscale déloyale exercée&amp;nbsp;par certains Etats (ce type de concurrence favorise les délocalisations vers les Etats en question).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Enfin, le projet chinois de créer dans le monde une monnaie de réserve internationale différente du dollar est à soutenir&amp;nbsp;: n’oublions pas que la crise nous est venue des Etats-Unis et que l’endettement excessif de l’Etat américain reste un problème très inquiétant pour les années à venir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 18pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Votons pour construire une Europe qui mettra un terme aux ravages de la déréglementation économique dont nous sommes en train de faire les frais. Le capitalisme ne se régulera pas tout seul, car il a pour essence la recherche du profit sans limite, y compris par la spéculation, qui ne crée aucune richesse réelle. Luttons contre la crise par notre vote aux élections européennes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Florilège du nouvel an</title>
<link>http://valeurs-democrates.hautetfort.com/archive/2009/01/14/florilege-du-nouvel-an.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<pubDate>Wed, 14 Jan 2009 19:44:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il n’est pas évident, par les temps qui courent, de souhaiter à tous une bonne année… A défaut de pouvoir découvrir des raisons d’espérer, je propose de relever quelques-unes des perles qui ont émaillé notre rentrée politique de nouvel an.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; LAURENT FABIUS, d’abord, dont on trouve les propos suivants dans &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; du mardi 6&amp;nbsp;: &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Chaque président a porté une grande idée&amp;nbsp;: De Gaulle une certaine idée de la France, Pompidou le développement industriel, Giscard la modernisation de la société, Mitterrand la construction européenne, Chirac l’équilibre de la République. Pour Nicolas Sarkozy, sa grande idée semble…lui-même. Face à l’ampleur de la crise, cela paraît un peu court&amp;nbsp;».&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Fabius, leur vieil ennemi, tressant des lauriers à Giscard et Chirac – il faut se pincer pour le croire&amp;nbsp;! A quelles extrémités n’est-on pas poussé pas les dérives actuelles&amp;nbsp;! Ou serait-ce que Laurent Fabius apprend la sagesse en vieillissant&amp;nbsp;? Encore un petit effort, camarade Fabius, et vous allez rejoindre le MoDem.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quant à Jacques Chirac, il doit avoir quelques secrètes consolations d’avoir quitté le pouvoir&amp;nbsp;: jamais on ne l’a tant loué ni apprécié qu’aujourd’hui en dehors de son propre parti … Merci qui&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; RACHIDA DATI, bien sûr, a été la reine du buzz sur la Toile cette semaine. La question est sur tous les blogs, et dans tous les journaux&amp;nbsp;: est-elle une héroïne admirable, modèle de dévouement au travail, ou au contraire donne-t-elle un mauvais exemple à la société en reprenant le travail cinq jours seulement après son accouchement par césarienne&amp;nbsp;? Bien sûr, elle est libre de gérer sa santé comme elle l’entend, et elle a les moyens d’entretenir une nounou en permanence pour sa petite Zohra. Mais écoutons plutôt ses propres paroles, telles qu’elles sont rapportées par &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; du samedi 10&amp;nbsp;: en fait, elle consacre beaucoup plus de temps qu’on ne l’imagine à son bébé, car, dit-elle, «&amp;nbsp;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;un bonheur s’est réalisé et j’en profite vraiment&amp;nbsp;»…&amp;nbsp;«&amp;nbsp;sans pour autant sacrifier mes responsabilités et mes devoirs&lt;/b&gt;&amp;nbsp;». En clair&amp;nbsp;: il y a d’un côté les responsabilités et les devoirs, c’est-à-dire le travail, et de l’autre la maternité, c’est-à-dire le plaisir. Loin de moi l’idée de critiquer qu’on trouve du plaisir dans la maternité… mais enfin, je croyais naïvement&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; que s’occuper de son enfant était une responsabilité et un devoir, tout autant qu’un plaisir dont il s’agit de «&amp;nbsp;profiter&amp;nbsp;»… eh bien, semble-t-il, ce n’est pas ce que pense Rachida Dati. Elever un enfant n’est pas une valeur, ce n’est pas le lieu d’un engagement éthique… La valeur est du côté du travail, et de lui seul… Soyons sérieux&amp;nbsp;: peut-on réellement construire une société saine sur l’idée qu’un enfant est juste un objet de consommation, et que la construction du lien familial est entièrement étrangère à la sphère éthique&amp;nbsp;? Je suis prête à reconnaître que l’idée est malheureusement dans l’air du temps, mais il est à déplorer que le discours &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;moralisateur sur la revalorisation du travail dont le pouvoir sarkozyen ne cesse de nous abreuver ne fasse que relayer ce qui est en vérité la négation même de l’éthique. Il y rajoute une deuxième erreur, aussi dangereuse que la première&amp;nbsp;: celle de faire croire que la seule forme de lien social utile à la collectivité est celle qui se noue au travail – &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et pourtant, il est facile de se représenter que, si l’on réduisait les rapports sociaux au seul monde du travail, cela aurait pour effet de dissoudre le corps social entier assez rapidement… Tous les psychologues nous le répètent, la qualité des relations familiales (et des autres relations d’ordre privé) d’aujourd’hui fait l’équilibre de la société d’aujourd’hui et&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de celle de demain tout à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Autrefois, on considérait, avec le langage naïvement patriotique d’alors, qu’une mère de famille qui consacrait son temps à élever ses enfants «&amp;nbsp;travaillait&amp;nbsp; pour la France&amp;nbsp;»…maintenant, il y a quelques internautes fanatiques qui, sur les forums de discussion, se sont permis de traiter les mères en congé de maternité de paresseuses et d’assistées… Est-ce cela, la «&amp;nbsp;rupture&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Peut-être… En tout cas, ce n’est pas la «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enfin, la palme de l’horrible revient incontestablement au député UMP PHILIPPE HOUILLON – ancien rapporteur de la commission Outreau sur le rôle du juge d’instruction – qui a déclaré, dans Le Parisien du mercredi 7, à propos de la réforme de la procédure judiciaire voulue par N. Sarkozy&amp;nbsp;: &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Pour quelle raison le parquet devrait-il être indépendant&amp;nbsp;? Son rôle est de mettre en œuvre la politique pénale déterminée par le gouvernement&amp;nbsp;»&lt;/b&gt; En d’autres termes&amp;nbsp;: le Parquet – ensemble de magistrats placé sous la dépendance du garde des Sceaux (ministre de la Justice), et auquel reviendrait désormais, dans le cadre de la réforme, le rôle exclusif d’instruire l’accusation – doit faire son travail sous le contrôle direct du gouvernement&amp;nbsp;– et on ne voit pas comment il pourrait en être autrement, puisqu’il n’y a &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;aucune raison&lt;/i&gt; pour qu’il soit indépendant du pouvoir exécutif. On ne voit pas… c’est vite dit, ou alors il faut vraiment avoir une mauvaise vue&amp;nbsp;! Monsieur Houillon, vous qui êtes censé avoir une compétence dans le domaine judiciaire, ignorez-vous que la France a une constitution&amp;nbsp;? Ignorez-vous que dans le préambule de cette constitution figure la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789&amp;nbsp;? Et que l’article 16 stipule que «&amp;nbsp;toute société dans laquelle la séparation des pouvoirs n’est point déterminée n’a point de constitution&amp;nbsp;». Le pouvoir judiciaire – c’est une exigence élémentaire pour assurer l’impartialité de la Justice – doit être séparé autant qu’il est possible du pouvoir exécutif&amp;nbsp;; la séparation par rapport au pouvoir législatif étant nécessairement moindre, puisque les tribunaux doivent rendre leurs jugements conformément aux lois votées par les législateurs (mais elle doit s’arrêter là). Voyez comme les fondamentaux de la République sont superbement ignorés par les députés du parti au pouvoir&amp;nbsp;! Il ne faut pas oublier, comme le rappelle le juge Van Ruymbeke dans le &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Journal du Dimanche&lt;/i&gt; du 11, que ce sont les dossiers les plus sensibles qui sont actuellement traités par les juges d’instruction, en particulier dans le domaine politico-financier, et que si on décide de confier sa tâche à un Parquet dépendant de l’exécutif, ces affaires, tout simplement, «&amp;nbsp;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;on ne les traitera plus&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», elles passeront à la trappe, ce qui arrangerait du monde dans le corps politique. A l’inverse, F. Bayrou propose de rendre le pouvoir judiciaire totalement indépendant du gouvernement, en supprimant l’attribution au ministre de la Justice de la fonction de Garde des Sceaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Bonne année quand même...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>LE PROJET DEMOCRATE : DISCOURS DE F. BAYROU</title>
<link>http://valeurs-democrates.hautetfort.com/archive/2008/09/20/le-projet-democrate-discours-de-f-bayrou.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<category>projet</category>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 17:04:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;LE PROJET DEMOCRATE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;DISCOURS DE F. BAYROU POUR LA CLOTURE DE L’UNIVERSITE DE RENTREE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;DEMOCRATE (EXTRAITS CONDENSES)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;(…) Il y a trois mois, suite à un de ces incidents dont la Corse est hélas familière – incident qui aurait pu être gravissime puisqu’on a mis le feu au bureau du Président du Conseil régional de Corse – l’Elysée n’a rien dit. Cependant, on a mis le pied sur la pelouse de M. Clavier et alors le Directeur de la sécurité publique en Corse a sauté&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ceci n’a qu’un nom, c’est le «&amp;nbsp;fait du prince&amp;nbsp;» et son «&amp;nbsp;bon plaisir&amp;nbsp;». C’est l’arbitraire et l’intimidation, car le sens véritable d’une telle décision est que «&amp;nbsp;si vous ne respectez pas ce que je considère comme essentiel, y compris comme préférentiel, alors vous sauterez&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ceci, ce n’est pas l’Etat, ce n’est pas le service de l’Etat, ce n’est pas le service public, ce ne sont pas les principes qui font que la République se protège de l’arbitraire. Je le dis, l’arbitraire et la République sont inconciliables et contradictoires. En refusant de céder à l’arbitraire, c’est la République que nous défendons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je connais bien ceux qui seront les victimes de tout cela. Ce sont la jeune fille ou le jeune garçon qui ne bénéficient pas du privilège de la naissance, qui n’ont pas les relations qui leur permettent de voir s’arranger les choses, qui leur garantissent qu’ils vont bénéficier des avantages et des protections qui leur permettront d’avoir accès aux responsabilités et à l’aisance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Nous voyons se multiplier l’arbitraire au détriment du bien commun – affaire Tapie, fichier Edwige, limogeage en Corse – mais nous sommes là pour dire au prince qui nous gouverne selon son «&amp;nbsp;bon plaisir&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Excusez-nous, mais la France n’est pas un peuple de sujets, c’est un peuple de citoyens&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Et en s’appuyant sur cette capacité de résistance, les Français chercheront une espérance. Ce que les Français chercheront, c’est quelque chose de très simple et de très grand en même temps. Ils chercheront une société humaniste pour prendre la place de la société d’injustice qui est actuellement au pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je voudrais maintenant évoquer devant vous les (quatre) axes principaux de ce qui me paraît devoir être la société humaniste pour le XXIème siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Le premier axe consiste en une société créative&lt;/b&gt;. Toutes les créations sont indispensables. Et pour moi cela concerne l’entrepreneur, le créateur d’entreprise, le chercheur, l’artiste… La création économique, la création de sciences et de techniques, et la création culturelle relèvent toutes trois du même univers de la société créative. Cela a pour moi trois grands chapitres d’application&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;- il faut une réhabilitation de la recherche fondamentale, car il n’y a pas de recherche appliquée s’il n’y a pas de recherche fondamentale&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;- il va falloir que nous pensions les principes et la méthode d’une réforme fiscale de grande ampleur qui favorise l’initiative et le risque au lieu de les pénaliser, qui donne l’avantage à l’initiative et non pas à la rente, c’est-à-dire à peu près le contraire de ce que nous faisons aujourd’hui&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;- enfin, nous devons réfléchir à la légitimité d’une politique industrielle&amp;nbsp;: nous vivons dans des temps de fonds souverains&amp;nbsp;; je pense nécessaire que nous réfléchissions au cadre d’une politique industrielle moderne pour combler un certain de nombre de trous béants dans le paysage industriel de notre pays&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Après une société créative, nous devons avoir une société juste.&lt;/b&gt; Or, la justice, cela commence simplement à l’école et en maternelle. C’est pourquoi je préconise un effort national, concentré sur le plus jeune âge dans les milieux fragiles – avec un programme de recherche sur la petite enfance et une stratégie d’éducation des familles, lorsque les enfants sont en situation de ne pas trouver l’équilibre nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je veux ouvrir la réflexion sur ce que l’on appelle l’ «&amp;nbsp;élitisme républicain&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: il y a quelques décennies, en France, toutes les familles modestes savaient comment il était possible de réussir dans la vie, en travaillant bien à l’école&amp;nbsp;; ainsi, des fils de famille humbles arrivaient souvent à des situations de responsabilité qui faisaient respirer la société, car les responsables de demain étaient issus de classes de la société qui n’étaient pas dominantes ou favorisées&amp;nbsp;; aujourd’hui, cela existe infiniment moins qu’autrefois. Nous devons repenser le «&amp;nbsp;fléchage&amp;nbsp;» qui permet à une personne, même si elle vient d’un milieu sans relation et sans influence, d’occuper dans la société, un jour, des situations de reconnaissance et de responsabilité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Enfin, il y a une question terriblement sensible&amp;nbsp;: il faut que nous ayons une réflexion concrète sur un plan pluriannuel d’évolution des bas revenus dans la société française. Travail, revenu du travail, retraite&amp;nbsp;: comment faire pour que, simplement, un peu d’oxygène soit offert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Société durable, enfin.&lt;/b&gt; Immense question car c’est celle du droit des générations futures, du droit des plus jeunes et de ceux qui vont naître. En même temps, puisque j’évoque un pacte inter-générations, cela veut dire qu’il faut désormais poser les questions qui vont avec l’augmentation, en nombre très important, du grand âge.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Deuxième idée&amp;nbsp;: soutien crédible et ambitieux aux éco-industries, dans l’affirmation qui est la nôtre d’un développement durable concret. Ce n’est pas un hasard si j’ai visité tant d’usines consacrées au photovoltaïque. On est devant une multitude d’éco-industries et un pays aussi avancé technologiquement que le nôtre doit naturellement pouvoir porter une démarche éco-industrielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Enfin, troisièmement, les déficits publics. Il faut sortir du faux-semblant que représentent les chiffres actuellement évoqués&amp;nbsp;: 3 % de déficit public, c’est 20 % de déficit de la dépense publique quotidienne&amp;nbsp;: tous les jours on reçoit 80 et on dépense 100. Je pense qu’il faut se fixer un objectif deux fois plus ambitieux, celui de 1,5 % du PIB en déficit public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Enfin, dernier grand sujet, après la société créative, juste et durable&amp;nbsp;: il faut que cette société soit démocratique.&lt;/b&gt; Ce qui veut dire&amp;nbsp;: séparation des pouvoirs&amp;nbsp;; une loi électorale juste dans laquelle tous les grands courants du pays auront une représentation autonome sans avoir besoin d’aller faire allégeance&amp;nbsp;; refonte de la démocratie locale qui est aujourd’hui un labyrinthe incompréhensible&amp;nbsp;; interdiction de la dépendance entre médias et pouvoir exécutif (il faut une loi qui interdiese à des industriels dépendant des commandes de l’Etat d’être à la tête des grand moyens d’expression en France)&amp;nbsp;; enfin, indépendance de la Justice (un garde des Sceaux qui ne soit pas soumis à l’autorité gouvernementale, mais qui soit indépendant devant la représentation nationale).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Si nous voyons juste, le besoin de société humaniste se fera plus présent chaque jour, et un jour, autour de ce projet, autour de cette alternative, il y aura, je le crois, une majorité de Français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ce n’est pas un projet de compromissions qui s’accompagnent des dérives actuelles&amp;nbsp;: c’est un autre projet de société, et non pas une soumission au projet de société actuellement dominant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le jour où la question de l’alternance deviendra à l’ordre du jour, la question sera celle de l’efficacité&amp;nbsp;: toute majorité suppose des rassemblements, et le rassemblement suppose d’accepter la différence. Non pas de rechercher l’alignement, la dépendance ou la soumission, mais d’accepter la différence et, s’il le faut, la concurrence. Jusqu’à présent, la règle en France, c’est de ne parler qu’avec les gens qui sont d’accord avec vous. Moi, quand je vois des concitoyens qui ont eu jusqu’à présent un parcours, un engagement, une filiation qui n’était pas la mienne, je ne vois pas en eux des ennemis, des adversaires ou des étrangers, je vois en eux de concitoyens, et nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s’agira de construire ensemble&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je sais bien qu’il n’est pas facile de passer les frontières, mais c’est en passant les frontières que l’on bâtit des pays pionniers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Politique de civilisation (suite)</title>
<link>http://valeurs-democrates.hautetfort.com/archive/2008/02/15/politique-de-civilisation-suite.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<category>valeurs fondamentales</category>
<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 00:25:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Y aurait-t-il une cohérence cachée dans les idées floues et fumeuses de la «&amp;nbsp;copie&amp;nbsp;» Sarkozy-Guaino concernant la «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? A force de scruter les citations de N. Sarkozy pour tenter de déchiffrer la pensée qu’elles véhiculent, j’ai fini par en trouver une qui livre peut-être la clé de l’énigme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je suis l’ami, a-t-il déclaré, de tous ceux qui pensent qu’il y a une différence entre le bien et le mal&amp;nbsp;». La «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;», dans son esprit, consisterait en premier lieu dans l’intégration de la reconnaissance d’une distinction du bien et du mal dans la définition d’une ligne politique. Il n’y a pas de doute que, sur ce point, il peut tomber d’accord avec un penseur de gauche comme E. Morin, et avec tant d’autres venant de tous horizons (y compris moi-même).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Le problème, c’est que cette pensée est désespérément courte. Car il ne suffit pas de faire une distinction entre le bien et le mal, il faut encore ne pas mettre n’importe quoi dans ces notions, et ne pas considérer qu’au service du prétendu bien, tous les moyens sont bons. Après tout, les fanatiques aussi adhèrent à la distinction du bien et du mal. Ben Laden comme G. Bush prétendent mener la lutte contre les forces du mal, mais leur action contribue-t-elle pour autant à faire régner la véritable «&amp;nbsp;civilisation&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Et il ne faut pas non plus prétexter de cette distinction pour imaginer qu’il existerait un clivage immuable et définitif qui permettrait de placer certains êtres humains du côté du bien, et d’autres du côté du mal. C’est pourtant ce que fait quotidiennement N. Sarkozy dans ses discours sécuritaires, lorsqu’il déclare qu’il est «&amp;nbsp;le président des victimes et non pas celui des coupables&amp;nbsp;». Etonnant discours, qui range à tout jamais les êtres humains dans de petites cases fixes, certains étant, pour le reste de leur vie, étiquetés «&amp;nbsp;victimes&amp;nbsp;» (comme si le fait d’avoir été une fois victime innocente devait nécessairement impliquer qu’on soit à tout jamais incapable de commettre un délit), et d’autres «&amp;nbsp;coupables&amp;nbsp;» (comme si le fait d’avoir mal agi une fois ou même plusieurs impliquait qu’on soit à tout jamais incapable de rentrer dans le chemin d’un comportement honnête).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Bien entendu, dans la bouche de N. Sarkozy, ce genre de classement manichéen débouche sur une condamnation du laxisme ambiant avec lequel il entend entrer en «&amp;nbsp;rupture&amp;nbsp;» : si quelqu’un a le malheur de faire remarquer que les coupables ont eux aussi des droits, il se voit adresser une cinglante &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;répartie, qui l’accuse d’inverser honteusement les valeurs et de ne pas faire passer en premier lieu la défense des droits des victimes, voire de préférer carrément les coupables aux victimes (on se souvient comment, pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy s’était permis d’accuser – de façon parfaitement calomnieuse – S. Royal d’être «&amp;nbsp;du côté des fraudeurs&amp;nbsp;»). Le message est donc clair&amp;nbsp;: pour défendre les victimes, privez les coupables de droits («&amp;nbsp;les droits de l’homme, c’est d’abord les droits de la victime&amp;nbsp;» a-t-il déclaré à plusieurs reprises). Je ne crois pas beaucoup me tromper en supposant que ceci constitue pour N. Sarkozy un des axes fondamentaux d’une véritable «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Ceci ne tient évidemment pas intellectuellement la route, et ne rencontre de succès dans l’opinion qu’en attisant des réactions émotionnelles primaires. En réalité, il n’y a pas, d’un côté, des «&amp;nbsp;bons&amp;nbsp;» ou des «&amp;nbsp;méritants&amp;nbsp;» qui auraient des droits, et des «&amp;nbsp;mauvais&amp;nbsp;» et des «&amp;nbsp;déméritants&amp;nbsp;» qui n’en auraient pas. Le fondement même de l’éthique, et donc de la distinction du bien et du mal, est de reconnaître que, fondamentalement, le même respect est dû à tout être humain, parce qu’il est humain. Et c’est le manquement à ce principe qui constitue précisément la marque même du «&amp;nbsp;mal&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;La «&amp;nbsp;civilisation&amp;nbsp;» consiste alors à reconnaître que le respect dû à la personne humaine n’est pas conditionné par le rendement de services, menus ou grands, ne fait l’objet d’aucun marchandage,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et ne peut être suspendu sous prétexte d’un quelconque démérite. Il est absolument inconditionnel, et donc à distribuer à tous, toujours et quoi qu’il arrive. En aucune façon, le respect éthique qui est dû à un individu n’est donc conditionné à son mérite. C’est l’un des scandales intellectuels des discours de campagne du candidat Sarkozy d’avoir complaisamment ressassé le contraire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Sans doute, en face de tel ou tel individu particulier, dont le comportement a été jusqu’à présent fort peu respectable, on pourrait se demander ce qui peut bien justifier qu’il soit l’object d’un quelconque respect&amp;nbsp;: mais ce qui est alors à prendre en compte, c’est le potentiel d’humanité qui réside en cet individu, autrement dit tout ce qu’il est susceptible de devenir s’il s’ «&amp;nbsp;améliore&amp;nbsp;», en se mettant sur le chemin d’une attitude pleinement responsable. Ce que j’appelle «&amp;nbsp;potentiel d’humanité&amp;nbsp;» n’est nullement à concevoir comme une virtualité purement théorique&amp;nbsp;: c’est bien une caractéristique qu’il revient à la société d’actualiser, autant que possible, chez le délinquant, si celui-ci n’est pas spontanément motivé pour y parvenir. C’est sous cet angle qu’il faut concevoir l’utilité des sanctions, et – puisque les faits nous montrent suffisamment que l’incarcération n’a guère, à elle seule, de pouvoir «&amp;nbsp;humanisant&amp;nbsp;» – le caractère indispensable du suivi psychologique des détenus, qui n’est malheureusement pas correctement développé pour l’instant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Inutile de préciser que, de ce point de vue, la loi Dati visant à placer les détenus étiquetés «&amp;nbsp;dangereux&amp;nbsp;» en rétention de sécurité est un pur non-sens&amp;nbsp;: c’est d’abord l’aveu de faillite d’un système carcéral qui n’a pas su appliquer l’arsenal de suivi thérapeutique que les &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;lois déjà en vigueur avaient pourtant prévu&amp;nbsp;; c’est ensuite une démission devant la tâche d’appliquer de façon systématique et efficace toutes les mesures de prévention de la récidive déjà prévues par ces lois&amp;nbsp;; c’est enfin un déni des principes fondamentaux du droit qui veulent que les peines infligées à un coupable soient fixées par son jugement, et par lui seul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Autrement dit&amp;nbsp;: la véritable politique de civilisation, sur ce point, est de tendre à «&amp;nbsp;civiliser&amp;nbsp;» les délinquants, et rien d’autre.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Au lieu de cela, agiter des chiffons rouges pour exciter la haine et la colère du peuple contre les «&amp;nbsp;coupables&amp;nbsp;» n’est pas une attitude de bon augure&amp;nbsp;: car la haine n’a jamais contribué en quoi que ce soit à la construction de la civilisation.&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;L’attitude d’une certaine gauche qui consiste à accuser la société d’être la véritable «&amp;nbsp;coupable&amp;nbsp;» de l’attitude des délinquants ne vaudrait pas mieux. Ressasser la haine de la société est une attitude d’autant plus stérile que la société n’est pas une personne – c’est un réseau – et ne peut donc pas, au sens strict, être considérée comme «&amp;nbsp;responsable&amp;nbsp;» ni «&amp;nbsp;coupable&amp;nbsp;» de quoi que ce soit. Quand le système social connaît des dysfonctionnements qui favorisent l’émergence de la délinquance, il faut s’attaquer à y remédier, tout simplement. Mieux vaut être constructif, plutôt que de gaspiller son temps à la tâche bien inutile de se renvoyer la balle pour savoir qui il faut accuser et vouer à la vindicte populaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Politique de civilisation&quot; ? Laquelle ?</title>
<link>http://valeurs-democrates.hautetfort.com/archive/2008/01/19/politique-de-civilisation-laquelle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<category>valeurs fondamentales</category>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 00:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Comme tout le monde ou presque, en entendant N. Sarkozy introduire l’idée d’une «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;», je me suis demandée quelle surprise il nous réservait cette fois-ci. Pendant la campagne présidentielle, lorsqu’il avait évoqué la «&amp;nbsp;civilisation&amp;nbsp;» (dans la fameuse discussion publiée dans la revue «&amp;nbsp;Philosophies&amp;nbsp;»), c’était pour l’identifier avec la &lt;i&gt;répression&lt;/i&gt; &lt;i&gt;légale&lt;/i&gt; des mauvais penchants de l’être&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; humain,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; supposés être d’origine plus ou moins génétique. Mais ce 31 décembre, l’affaire semblait plus sérieuse, puisque l’expression employée était empruntée à un auteur de gauche bon teint, voire altermondialiste, E. Morin (dont la pensée me semble loin d’être méprisable, quoique souvent trop théorique pour inspirer une politique concrètement viable, notamment en matière de décroissance).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Mais que diable notre président voulait-il dire&amp;nbsp;? Lorsque les explications sont enfin venues, elles semblaient un peu étonnantes&amp;nbsp;: en parlant de «remettre l’homme au cœur de la politique&amp;nbsp;», &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il ne faisait rien d’autre que plagier les principes de F. Bayrou&amp;nbsp;: dans sa proposition initiale de charte des valeurs pour le Mouvement Démocrate,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; celui-ci avait notamment écrit que &lt;b&gt;«&amp;nbsp;le principe de notre action est l’établissement d’une société du développement humain, orientée vers l’épanouissement intellectuel et moral de la personne humaine&amp;nbsp;&lt;/b&gt;»&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et que «&amp;nbsp;&lt;b&gt;notre projet de société promeut et défend, au-delà des biens nécessaires, les biens supérieurs que sont l’éducation, la culture, (…) les valeurs morales, philosophiques et spirituelles&lt;/b&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Tentative de flatter les électeurs qui ont voté F. Bayrou à la présidentielle, pour ranimer leur sympathie à l’heure où, les sondages le montrent, ils sont en désaffection à l’égard de N. Sarkozy&amp;nbsp;? Peut-être.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ç&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;à et là, des voix – comme celles de F. Bayrou – s’étaient élevées pour protester contre l’orientation exclusivement «&amp;nbsp;matérialiste&amp;nbsp;» d’une politique présidentielle qui prétendait surtout «&amp;nbsp;réconcilier les Français avec l’argent, corollaire du succès&amp;nbsp;». Qu’à cela ne tienne&amp;nbsp;: N. Sarkozy&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; a tenu à protester qu’il tient plus que d’autres aux valeurs spirituelles&amp;nbsp;: le discours du Latran constitue la première riposte dans cette direction – riposte dont la tonalité «&amp;nbsp;religieuse&amp;nbsp;» sonnait de façon assez étrange dans un pays comme la France, mais qui était après tout assez propre à flatter l’électorat catholique&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;conservateur &amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;;&lt;/font&gt; le recours incantatoire à la «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;» entame la seconde phase de riposte. Ainsi N. Sarkozy vient-il de déclarer à Ryad&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La vie de l’homme n’a pas qu’une dimension matérielle. Il ne suffit pas de consommer pour être heureux. Une politique de civilisation, c’est une politique qui intègre la dimension intellectuelle, morale, spirituelle&amp;nbsp;». &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ceci ressemble à un pot-pourri de citations de F. Bayrou et C. Lepage (voir le discours de cette dernière au congrès du Mouvement Démocrate&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;[2]&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; ) : mais N. Sarkozy se garderait bien de le dire ouvertement, il est moins gênant – et cela fait plus «&amp;nbsp;large d’esprit&amp;nbsp;», plus «&amp;nbsp;ouverture en direction du PS&amp;nbsp;»&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; – &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de citer le nom d’un penseur de gauche comme E. Morin. Derrière toutes ces offensives de récupération se cache H. Guaino, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui est un expert en matière de manipulation langagière, et n’en est pas à son premier coup. Oui, mais… la politique authentique exige des actes,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; exige la cohérence intellectuelle d’un projet, et pas seulement de belles paroles fabriquées sur commande.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;A mon sens, il s’agit surtout, pour le Président, d’entamer une étrange opération de «&amp;nbsp;pédagogie&amp;nbsp;» pour tenter de convaincre les Français que le plus important, dans l’action politique, n’est pas la défense de leur pouvoir d’achat. Personnellement, j’imagine mal que N. Sarkozy ait vraiment voulu, comme certains (dont F. Bayrou) l’ont supposé, construire un écran de fumée pour éviter de parler de l’ échec de sa propre politique en matière de pouvoir d’achat&amp;nbsp;: cet échec constitue une réalité trop flagrante, trop obsédante, pour qu’on puisse raisonnablement tenter de le dissimuler.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Non, je crois que le Président a décidé de convoquer de belles idées et de belles formules pour tenter de remotiver des Français dont le moral est au plus bas, de tempérer leur obsession du pouvoir d’achat, et de diriger leurs espoirs vers de plus nobles causes. Français,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; voulait-il dire, je veux résoudre les difficultés qui vous assaillent, mais vous avez tort de croire que vos difficultés sont d’ordre purement matériel… Que voulez-vous, pensait-il sansdoute par-derrière, on se donne les objectifs qu’on peut, l’essentiel est d’en avoir un pour motiver ses troupes. (Evidemment, il y a quelque chose de cocasse, voire de franchement ridicule, à déclarer que «&amp;nbsp;le débat politique sur le pouvoir d’achat est absurde&amp;nbsp;» quand on s’est fait élire en proclamant qu’on serait «&amp;nbsp;le candidat du pouvoir d’achat&amp;nbsp;»,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et qu’en la matière, «&amp;nbsp; tout est possible&amp;nbsp;».)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Alors, faut-il se réjouir en se disant que les véritables enjeux – ceux des valeurs civilisatrices – sont enfin abordés&amp;nbsp;? Je ne crois pas, car derrière quelques formules ronflantes, qui «&amp;nbsp;font mouche&amp;nbsp;» dans l’imaginaire humaniste, se cache en fait un dangereux confusionnisme intellectuel, qu’il n’est pas très difficile de démasquer.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;D’abord, N. Sarkozy considère – c’est ce qu’il a déclaré dans sa conférence de presse du 8 janvier - qu’il n’y a en fait rien de nouveau dans ce discours aux tonalités «&amp;nbsp;humanistes&amp;nbsp;», et qu’il ne fait jamais que reprendre les thèmes de sa campagne présidentielle, où il était censé être déjà intégralement présent («&amp;nbsp;J’ai été élu au terme d’une campagne dans laquelle les valeurs ont tenu une place centrale… J’ai voulu remettre l’Homme au cœur de la politique&amp;nbsp;»). C’est vraiment inquiétant, car les thèmes de la campagne du candidat Sarkozy étaient bien souvent aux antipodes de l’humanisme&amp;nbsp;;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ils tendaient à susciter, non l’amour mutuel (malgré un discours cocasse du candidat sur ce sujet), &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;mais plutôt l’hostilité des &amp;nbsp;Français «&amp;nbsp;qui se lèvent tôt&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;travaillent dur&amp;nbsp;», à l’égard des supposés profiteurs, paresseux, faux chômeurs, et autres fraudeurs en tout genre&amp;nbsp;; ils instrumentalisaient les angoisses sécuritaires en promettant la sévérité maximale à l’égard des délinquants, ou les angoisses identitaires, en s’engageant à limiter l’immigration. Le candidat Sarkozy «&amp;nbsp;frontnationalisait&amp;nbsp;» la politique de la droite libérale&amp;nbsp;: rien à voir avec le véritable engagement pour les valeurs humanistes, et rien à voir non plus avec les véritables idées d’E. Morin, qui ne doit pas décolérer d’avoir été&amp;nbsp;injustement récupéré…&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Et pourtant, N. Sarkozy semble s’imaginer (ou feint de croire, je ne sais) que l’humanisme consiste essentiellement à remettre au pas les «&amp;nbsp;déméritants&amp;nbsp;»,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; supposés ou réels.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Cette impression fâcheuse se confirme lorsqu’on étudie d’autres passages de la conférence de presse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Edgar Morin a dit que c’était une «&amp;nbsp;politique de l’homme&amp;nbsp;» (…) qui est nécessaire quand il faut reconstruire des repères, des normes, des règles. (…) E. Morin, encore lui, a dit que les impératifs aujourd’hui d’une politique de civilisation sont le ressourcement identitaire, la moralisation, la solidarité, la convivialité… Ces objectifs, je les fais miens&amp;nbsp;». &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;En réalité,&amp;nbsp;parmi les objectifs figurant dans&amp;nbsp;cette liste, E. Morin n’adhèrererait qu’à la nécessité de créer une société plus solidaire et plus conviviale… Pour le reste, l’insistance sur l’obéissance aux règles, sur la moralisation et le ressourcement identitaire, sonne comme un programme de droite conservatrice et autoritaire, et n’a pas grand-chose à voir avec les idées d’E. Morin, qui n’utilise pas le vocabulaire du «&amp;nbsp;retour à l’ordre moral&amp;nbsp;». Il est vrai qu’E. Morin dit qu’une «&amp;nbsp;politique de civilisation&amp;nbsp;» réclame, pour combattre l’individualisme ambiant de notre société, une «&amp;nbsp;réforme intérieure des esprits et des personnes&amp;nbsp;» (&lt;u&gt;Vers l’abîme&amp;nbsp;?&lt;/u&gt; p. 87), mais selon lui, ce nouvel humanisme repose moins sur le respect de règles strictes que sur la «&amp;nbsp;compréhension humaine&amp;nbsp;» (c’est-à-dire la compréhension de ce que ressent l’autre,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de ses problèmes, de ses souffrances et de ses joies), qui débouche sur la compassion&amp;nbsp;: ainsi E. Morin dénonce-t-il «&amp;nbsp;les ravages de l’incompréhension dans les familles, les groupes, les lieux de travail&amp;nbsp;» (p. 86) et considère-t-il que l’éducation devrait être axée sur le développement de cette compréhension d’autrui. Il va jusqu’à dire que les aspects les «&amp;nbsp;plus pervers et barbares&amp;nbsp;» de l’être humain sont «&amp;nbsp;l’incompréhension, l’ambition et la soif de lucre&amp;nbsp;» (voilà une idée à faire frémir les riches amis du Président&amp;nbsp;!). Jamais E. Morin ne considérerait que la politique de civilisation, consiste à être plus sévère avec les délinquants et les fraudeurs. Pour ma part, je dirais que si le respect des règles est utile, il est souvent contre-productif de l’imposer uniquement à coup d’interdits et de menaces de sanction, et qu’il est préférable de créer le climat permettant à tous de comprendre ce que leur respect permet de gagner en qualité de vie mutuelle. La coopération rend la vie plus agréable que l’affrontement…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Que signifie ensuite le «&amp;nbsp;ressoucement identitaire&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Je suppose que N. Sarkozy veut parler (sans oser le dire en clair&amp;nbsp;!) de l’ «&amp;nbsp;identité nationale&amp;nbsp;» qui lui est chère&amp;nbsp;… alors qu’E. Morin affirme que notre véritable patrie est la planète Terre, appelle de ses vœux un «&amp;nbsp;civisme planétaire&amp;nbsp;» (assez peu compatible avec le sentiment national et la «&amp;nbsp;préférence communautaire&amp;nbsp;» européenne), et voudrait «&amp;nbsp;solidariser la planète&amp;nbsp;» en proposant que «&amp;nbsp;les nations riches procèdent à une mobilisation massive de leur jeunesse en un service civique planétaire&amp;nbsp;» (p. 80) (hélas&amp;nbsp;! les nations riches comportent beaucoup d’ilôts de pauvreté, et on pourrait commencer par un service civil interne).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le travail – dit encore N. Sarkozy, enfourchant son vieux cheval de bataille de la présidentielle – «&amp;nbsp;c’est une valeur essentielle, c’est ce par quoi chacun trouve sa place dans la société,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; c’est ce qui tisse du lien social&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tisser du lien social&amp;nbsp;», voilà du vocabulaire de F. Bayrou. Bien sûr, le chômage débouche souvent sur l’exclusion et la rupture du tissu social, mais il ne s’ensuit nullement que «&amp;nbsp;travailler plus&amp;nbsp;» fasse nécessairement reculer l’anonymat collectif et le repli sur soi&amp;nbsp;: les activités qui tissent du lien social se situent tout aussi bien en dehors du temps de travail, et si l’on consacre toute son énergie à travailler, il n’en reste plus pour la famille, les amis, le bénévolat ou l’engagement politique, bref tout ce qui entretient du lien social non orienté vers le gain financier… E. Morin, je pense, ne me démentirait pas, et irait sûrement plus loin que moi, lui qui dénonce, dans une perspective altermondialiste, le fait que la société occidentale recherche à tout prix l’augmentation de la production, la productivité, l’activisme économique, l’efficacité, et méconnaît au contraire les activités bénéfiques gratuites, lorsqu’elle refuse de les intégrer dans le PIB.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;E. Morin dénonce également la «&amp;nbsp;pseudo-fonctionnalité planificatrice qui ne tient pas compte des besoins non quantifiables et non identifiables par des questionnaires&amp;nbsp;» (p. 54)&amp;nbsp;… et N. Sarkozy veut imposer dans toute sa politique la mise au point strictement comptable d’objectifs chiffrés&amp;nbsp;! E. Morin dit encore que «&amp;nbsp;l’économie n’est pas condamnée à la loi concurrentielle du néolibéralisme et porte d’autres possibilités comme le commerce équitable, l’économie solidaire ou simplement l’économie citoyenne&amp;nbsp;» (p. 42) … et de son côté N. Sarkozy s’affiche régulièrement avec les dirigeants du MEDEF et les patrons du CAC 40&amp;nbsp;! Il faudrait arrêter la mascarade intellectuelle…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Il faudrait arrêter de tout mélanger dans une soupe indistincte où n’importe quelle idée est censée équivaloir à n’importe quelle autre, arrêter d’avoir ce culot monstre de faire croire que l’idéologie conservatrice de l’ordre moral et le soutien apporté aux magnats de la finance sont en parfaite harmonie avec l’humanisme de gauche. Après avoir pourfendu ce qu’il appelait la «&amp;nbsp;pensée unique&amp;nbsp;», notre hyper-président est en train d’inventer l’hyper-pensée, cette pensée qui prétend tout réintégrer en elle, et réclame en conséquence le privilège d’être la seule à exister. «&amp;nbsp;La gauche, c’est moi&amp;nbsp;», prétend en quelque sorte le plus conservateur des présidents que la droite française ait jamais connue (à quoi il faut ajouter, bien sûr, «&amp;nbsp;le centre, c’est moi&amp;nbsp;», pour ne rien dire de «&amp;nbsp;l’Etat, c’est moi&amp;nbsp;»). Et dire qu’il y a eu des socialistes comme J-M Bockel pour adhérer à cette imposture… et un transfuge du Mouvement Démocrate comme J-M Cavada pour prétendre que le meilleur moyen de contribuer à une politique de centre-gauche consiste à collaborer avec Ch. Lagarde…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Pour terminer sur une note moins négative, je relèverai deux points positifs dans la conférence de presse de N. Sarkozy&amp;nbsp;: il déclare qu’il «&amp;nbsp;ne faut pas toucher&amp;nbsp;» au «&amp;nbsp;Préambule de 1946 sur les droits sociaux&amp;nbsp;» parce que c’est «&amp;nbsp;un grand texte universel&amp;nbsp;», et il accepte désormais sans rechigner de valoriser la solidarité (bien sûr, ce n’est qu’un mot&amp;nbsp;; mais voyez ce qu’écrit Y. Reza dans son récit de la campagne présidentielle&amp;nbsp;: N. Sarkozy n’aimait vraiment pas ce mot-là à l’époque). &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ceci dit, j’espère bien que sa conception de la solidarité ne se limitera pas à exiger des malades aux revenus modestes qu’ils paient des franchises médicales pour financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Les citations précédentes d’E. Morin sont extraites de «&amp;nbsp;&lt;u&gt;Vers l’abîme&amp;nbsp;?&lt;/u&gt;&amp;nbsp;» (L’Herne). Une autre citation d’E. Morin, en guise de conclusion&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;L’impératif est de relier. Sur le plan politique, nous sommes en face d’un combat entre les forces&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; d’association et les forces de dislocation. Solidarité ou barbarie. (C’est) une alternative qui prend son sens non seulement dans le local, mais aussi dans l’européen et le planétaire. Ce thème nous fait contribuer, partout où il existe, aux forces d’association et de solidarité, avec l’espoir qu’elles seront plus fortes que les forces de rupture, de dislocation et d’occultation&lt;/b&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;hr size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; align=&quot;left&quot; /&gt; &lt;div&gt; &lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_ftn1&quot; href=&quot;#_ftnref1&quot; title=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;Les facilités matérielles, la frénésie de consommation, l’accumulation de biens soulignent davantage l’aspiration profonde des hommes à une dimension qui les dépasse, car moins que jamais elles ne la comblent&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;[2]&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;Gagner plus d’argent c’est nécessaire pour vivre, mais ce n’est pas vivre. Ce qui compte, c’est le bien-être de chacun, c’est son épanouissement, c’est le bonheur de vivre ensemble&amp;nbsp;». Ce genre d’idée n’est, au reste, nullement original.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>La folie des objectifs chiffrés</title>
<link>http://valeurs-democrates.hautetfort.com/archive/2008/01/04/la-folie-des-objectifs-chiffres.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Isabelle Dupéron, adhérente du Mouvement Démocrate)</author>
<category>valeurs fondamentales</category>
<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 13:00:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Les ministres notés d’après des indicateurs qui ne sont que très partiellement sous leur contrôle&amp;nbsp;! Il faut se pincer pour le croire&amp;nbsp;! C’est là l’ahurissante mesure qui a été annoncée jeudi par F. Fillon, dans la droite ligne de la «&amp;nbsp;culture du résultat&amp;nbsp;» qui fait partie de l’idéologie de N. Sarkozy.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Par exemple, mon ministre de tutelle, celui de l’Education Nationale, sera jugé, entre autres d’après le nombre d’heures supplémentaires effectuées par les enseignants&amp;nbsp;: ça tombe mal, parce que je suis fermement décidée à n’effectuer aucune heure supplémentaire de mon plein gré, étant opposée à la réduction du nombre des enseignants et à la baisse de qualité de l’offre d’éducation qui l’accompagnera nécessairement. Et je crois que beuacoup de mes collègues sont d’accord, sauf peut-être ceux qui ont du mal à boucler leur budget mensuel. C’est mon libre choix, c’est le leur. Qu’y peut notre ministre&amp;nbsp;? Rien, le pauvre, il ne peut contrôler notre libre-arbitre. Ou alors… il faudrait qu’il invente des moyens de coercition, grossiers ou subtils. Subtils&amp;nbsp;: par exemple, employer des méthodes de «&amp;nbsp;communication&amp;nbsp;» particulièrement persuasives, et nous ensorceler de beaux discours pour nous motiver miraculeusement aux heures supplémentaires – mais il y a peu de chance que cela marche, les enseignants ont de l’esprit critique et ne se laissent pas ensorceler si facilement. Moyens de coercitions grossiers&amp;nbsp;:&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; il s’agirait d’éventuelles sanctions, par exemple de retards d’avancement de carrière si on n’accepte pas de faire des heures supplémentaires… ou tout simplement de mettre les proviseurs dans une situation telle qu’ ils seraient acculés par la pénurie à contraindre les enseignants de faire des heures supplémentaires, ce dont ils ont théoriquement le pouvoir. Dernière solution – ultime recours pour le ministre – trafiquer les statistiques officielles pour donner l’impression que les objectifs chiffrés sont remplis… N. Sarkozy avait mis au point des méthodes éprouvées dans ce domaine lorsqu’il était encore au ministère de l’intérieur, de manière à maximiser son autosatisfaction…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Nous y voilà donc&amp;nbsp;: il s’agit de contrainte (dans le cas où le ministre renoncerait à tricher). On «&amp;nbsp;met la pression&amp;nbsp;» sur les ministres, en les menaçant de mal les noter (et de les virer&amp;nbsp;?) s’ils ne remplissent pas les objectifs chiffrés qu’ont leur a fixés. Les objectifs en question sont-ils réalistes&amp;nbsp;? Et quand bien même ils le seraient, quels moyens les ministres ont-ils de les réaliser&amp;nbsp;? Ces questions sont taboues&amp;nbsp;: nous sommes dans la «&amp;nbsp;culture du résultat&amp;nbsp;», ce qui veut dire concrètement&amp;nbsp;: il n’y a que le résultat qui compte, on vous somme de réussir, ou sinon gare. Autrement dit&amp;nbsp;: si «&amp;nbsp;en haut&amp;nbsp;» (au sommet de l’Etat) on ne vous donne pas les moyens de remplir les objectifs fixés, trouvez-les vous-mêmes. Et peu importe lesquels, honnêtes, malhonnêtes, attentatoires à la liberté individuelle des Français ou pas, peu importe. Il n’y a que le résultat qui compte, on vous dit. Soyez efficaces, point barre.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Toutes les contraintes sont alors considérées comme justifiées - sinon celles auxquelles on recourt en pleine lumière, du moins celles qu’on exerce en coulisses, ou de manière indirecte. Et donc, il y a fort à croire que les malheureux ministres répercuteront la contrainte à l’échelon inférieur – celui des Français ordinaires – pour être bien notés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Certes, certaines contraintes d’origine ministérielle sont parfois justifiables en termes de droit&amp;nbsp;: par exemple, quand une loi a été votée ou un décret pris et qu’il est du ressort d’un ministère d’exercer des contrôles pour vérifier que cette loi est correctement appliquée par les fonctionnaires et les institutions relevant de sa tutelle. J’imagine que le contrôle de l’assouplissement de la carte scolaire relève en partie de ce cas, encore que pas totalement (car il risque de poser des problèmes d’organisation considérables, voire insolubles sur le terrain,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ce qui prouve d’ailleurs qu’il s’agit d’une mauvaise mesure).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Mais bien des objectifs chiffrés présentés par F. Fillon ne relèvent pas de ce cas. Par exemple, la ministre de la Santé sera jugée, entre autres, sur le «&amp;nbsp;taux de consultations médicales ne donnant pas lieu à prescription de médicaments&amp;nbsp;». J’ose à peine imaginer quelles recettes la Ministre va devoir inventer pour forcer les médecins à renvoyer le plus grand nombre possible de patients sans prescription, ce qui est dépourvu du moindre sens, dangereux et inégalitaire (désormais, un médecin ne voudra plus prescrire un sirop pour la toux lors d’un gros rhume&amp;nbsp;: résultat, le patient devra se le payer à ses propres frais – s’il le peut&amp;nbsp;!). Autre cas&amp;nbsp;: la ministre de la Culture sera évaluée sur «&amp;nbsp;la fréquentation des musées lorsqu’ils sont gratuits&amp;nbsp;». Comme on ne peut guère trouver de moyen de forcer les Français à aller dans les musées le dimanche, il ne restera à C. Albanel que de l’arme de la «&amp;nbsp;communication&amp;nbsp;» - je veux dire de la pub, ou peut-être celle de l’invention d’ «&amp;nbsp;attractions culturelles&amp;nbsp;» motivantes… La pauvre, je la plains déjà… Si j’étais militante UMP, je me précipiterais dans les musées par compassion pour elle… (quant aux Français qui vont se mettre à travailler le dimanche, ils n’iront sûrement pas au musée ce jour-là…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Je ne suis libérale qu’à moitié – parce que les exigences de solidarité et de justice imposent qu’on assigne des bornes au libéralisme – mais je dois bien dire que quand j’entends prononcer des discours pareils, ma moitié libérale se rebiffe. Davantage même&amp;nbsp;: j’ai honte du gouvernement de mon pays, aussi honte que le jour où l’amendement sur les tests ADN a été soumis au Parlement. On humilie les ministres, on s’apprête à créer une recherche de l’efficacité fondée sur la contrainte permanente. Enfin, le lecteur voit bien qui se cache derrière ce «&amp;nbsp;on&amp;nbsp;»…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Derrière tout cela, on voit bien la marque du «&amp;nbsp;tout est possible&amp;nbsp;» auquel croit avec constance N. Sarkozy. Si on veut vraiment on peut toujours,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; se plaît-il à penser. Ce n’est pas une vérité universelle. En matière économique, il a pu faire l’expérience qu’il ne suffit pas de vouloir pour amener un point supplémentaire de croissance, ou pour augmenter le pouvoir d’achat. Mais dans d’autres domaines la tâche est peut-être un peu moins irréaliste – à condition toutefois que volonté signifie alors&amp;nbsp;: résolution de recourir à tous les moyens de contrainte imaginables. Et même, hélas, de ne prendre en compte, le cas échéant, aucune considération humaine si elle entrave l’efficacité recherchée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’est bien cela qui se joue déjà avec les objectifs chiffrés en matière d’expulsion d’immigrés en situation irrégulière&amp;nbsp;: puisque les préfets ont une obligation de résultat, ils ne peuvent pas se permettre d’états d’âmes qui les amèneraient à tenir compte d’éventuels drames humains, si leur quota n’est pas atteint. C’est bien en vain que B. Hortefeux, dans une interview récente au «&amp;nbsp;Parisien&amp;nbsp;», a affirmé que sa politique de fermeté en matière d’immigration clandestine restait toujours prête à faire les exceptions nécessaires en face des situations de drame humain&amp;nbsp;: l’esprit du système qu’il a instauré l’exclut radicalement, puisqu’il faut à tout prix atteindre l’objectif fixé. Bébé en centre de rétention,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; conjoint étranger de Française enceinte menacé d’expulsion, étrangers atteints de troubles psychiatriques réexpédiés chez aux sans s’occuper de savoir s’ils pourront être soignés là-bas&amp;nbsp;: on a déjà &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;vu beaucoup de choses dans ce domaine précis. Que nous reste-t-il encore à voir dans les autres secteurs&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Book Antiqua'&quot;&gt;Nous, démocrates, ne pouvons en aucune façon admettre l’idée que – en politique ou ailleurs – la fin justifie les moyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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