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15.11.2007
Réforme des retraites (suite)
Mise à jour et addition au jeudi 15 novembre : grâce à la revue économique "Challenges" et au site internet de la CGT (et à une réflexion sur les renseignements incomplets qui s'y trouvent) je crois que je viens enfin de comprendre le fonctionnement du système de la décote, version révisée ! En effet, comme je l'avais pressenti dans l'article précédent, les "ultimes propositions" du ministre comportaient un assouplissement important du système de la décote par rapport au projet d'origine : les salariés qui accepteront de travailler deux ans et demi de plus après l'âge minimal de départ à la retraite verront la décote annulée (aucune pénalité ne leur sera comptée) ; ceux qui n'acceptent pas de travailler ces deux ans et demi supplémentaires, perdront 5 % par année manquant par rapport aux nécessaires quarante annuités de cotisation. Autrement dit, on peut échapper à la décote sans cotiser quarante annuités complètes, si toutefois on accepte de travailler au moins deux ans et demi au-delà de l'âge de la retraite minimale. Si j'ai bien compris...
Il s'agirait donc d'une concession très importante. Le gouvernement serait d'ailleurs resté assez discret sur son étendue, ne voulant pas donner l'impression d'avoir renoncé à ses principes. Mais pourquoi donc le gouvernement l'a-t-il faite si tard - à savoir un jour après l'envoi du dépôt de préavis de grève ? Cela reste un mystère. Et pourquoi les syndicats modérés et réformistes n'ont-ils pas décider d'annuler la grève, voire, comme l'UNSA, ont-ils choisi de la reconduire ? Si j'ai bien compris, ils voulaient discuter d'aménagements supplémentaires, comme à propos de la pénibilité (ex : annuler purement et simplement le système de la décote pour les métiers les plus pénibles, comme les conducteurs de train - effectivement, il n'y a aucune raison qu'un employé de guichet de la SNCF et un conducteur de train soient traités de façon identique) ; or les négociations internes aux entreprises, sans représentant de l'Etat, se seraient révélées de véritables guêpiers, où il n'était permis de discuter que de contreparties accordées aux salariés : "le gouvernement vante des marges de négociation possible dans les entreprises, alors que les mêmes entreprises font de l'évolution des mesures d'orientation contenus dans les documents d'orientation ministériels une des conditions de négociation" (lu sur le site internet de l'UNSA). D'où l'intérêt des réunions tripartites, la présence d'un représentant de l'Etat permettant de débloquer la situation. Toujours si j'ai bien compris...
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